La réserve biologique intégrale d’Assan Site naturel

 

La réserve biologique intégrale (RBI) d’Assan est une réserve de plus de 1000ha de forêt publique laissés en libre évolution, sur les communes de Ceillac et Guillestre. Aucune action de gestion forestière ou coupe de bois n’est réalisée.

 

Document de présentation à télécharger

 

L’Office National des Forêts (ONF) est chargé de gérer la RBI d’Assan. Un plan de gestion est élaboré pour 20 ans, et identifie notamment les actions de suivi scientifique qui doivent être menées. Sans intervention humaine sur le milieu forestier, cette vaste zone laissée en libre évolution permet ainsi aux scientifiques de travailler sur certaines espèces tels que les lichens, les mousses et certains insectes…

La Forêt communale de Guillestre Site naturel

La forêt communale de Guillestre relevant du régime forestier a pour gestionnaire l’Office national des forêts (ONF). Elle représente 2791ha dont la moitié est laissée en libre évolution et ne connait aucune intervention sylvicole. Ces secteurs en libre évolution sont pour la plupart inaccessibles (zone de montagne).

Un document de gestion durable, appelé document d’aménagement, est défini pour 20 ans. Il fixe les objectifs souhaités pour la forêt et aborde les différents enjeux (production de bois, biodiversité, pastoralisme, défense contre les incendies…). Actuellement en révision, le nouveau document d’aménagement doit être finalisé début 2024.

Dans ce cadre, l’ONF réalise un diagnostic sur la forêt communale pour définir ses potentialités de production de bois tout en préservant la ressource. La commune est par ailleurs certifiée par le label PEFC pour l’ensemble de sa forêt, ce qui permet une traçabilité du bois géré durablement, depuis la forêt jusqu’au consommateur final.

 

  • Le dernier diagnostic mené par l’ONF faisait apparaître les essences forestières suivantes :

Répartition des essences forestières de la forêt communale de Guillestre 

 

350ha de la forêt communale de Guillestre sont inclus dans la Réserve biologique intégrale d’Assan. Sur les communes de Guillestre et de Ceillac, cette réserve interdit toute exploitation forestière ou modification humaine du site afin de laisser une évolution naturelle des écosystèmes forestiers. Des études scientifiques y sont menées, pour étudier et suivre certaines espèces de faune et de flore.

Les Gorges du Guil Site naturel

En aval de la Combe du Queyras, la vallée se resserre et forme des gorges profondes et accidentées où domine la roche.

Au fond, le Guil fougueux change de couleur et de caractère en fonction des saisons pour, à la belle saison, se calmer et offrir ses eaux au tourisme estival.

La route D902 qui permet de transiter de la vallée de la Durance à celle d'Arvieux et à la commune de Ristolas aux sources du Guil, s'agrippe aux falaises et emprunte plusieurs tunnels dans un paysage spectaculaire.

Considérées comme la porte d'entrée du Queyras et offrant un paysage naturel préservé, elles sont « inscrites » au titre des sites afin d'éviter d'altérer l'aspect de ce paysage monument.

Le site classé de Mont-Dauphin Patrimoine mondial de l'UNESCO

La place forte de Mont-Dauphin est inscrite, depuis 2008, sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO.

Le lien entre Mont-Dauphin et son environnement paysager est d'autant plus important que celui-ci, au-delà de son intérêt esthétique, s'ajoute au pouvoir d'évocation historique de la place forte.

Le site de Mont-Dauphin est visible à partir de plusieurs points de vues situés sur la commune de Guillestre.

Considérant que la conservation de l’ensemble formé par les abords de la place forte de Mont-Dauphin présentait, en raison de son caractère pittoresque et historique, un intérêt général au sens de l’article L341-1 du code de l’environnement, ont été classés sur le territoire des communes de Guillestre, Eygliers, Mont-Dauphin, Risoul et Saint Crépin, plusieurs secteurs en servitude d’utilités publiques «  Abords de la Place Forte de Montdauphin » d’une superficie d’environ 655 hectares. (voir décret du 19/08/2015 et plan annexé).

Le plan de gestion, de conservation et de développement durable du site de Mont-Dauphin prévoit la mise en place d'une « zone tampon » afin de mieux protéger l'environnement de la place forte et répondre aux exigences de l'inscription UNESCO.

 

Selon l'UNESCO, une « zone tampon » est une aire entourant le bien proposé pour l'inscription, dont l'usage et l'aménagement sont soumis à des restrictions juridiques et/ou coutumières, afin d'assurer un surcroit de protection de ce bien.

Elle doit inclure l'environnement immédiat du bien, les perspectives visuelles majeures et d'autres espaces pouvant avoir un rôle fonctionnel.

Les perspectives majeures recouvrent des espaces urbanisés et des espaces naturels.